Rapports de recherche

LE FINANCEMENT CRIMINEL DU TERRORISME ALGÉRIEN

Mounir ABI, Rapport de recherche n°24, décembre 2018

 

En Algérie comme partout dans le monde, ne s’encombrent pas de scrupules et ont largement recours aux activités criminelles pour se financer. Du trafic de drogue au kidnapping de touristes avec demande de rançon, du vol de voitures au vol de câbles électriques, tous les moyens sont bons à leurs yeux afin de réunir les fonds nécessaires pour réaliser leurs attentats.

L’argent issu des activités criminelles est ausi un sujet de rivalité et une cause d’affrontement entre eux. Très souvent, des accrochages ont lieu entre chefs terroristes pour le partage du « butin de guerre », à l’image ce qui est advenu dans les maquis de la wilaya de Tipasa en 1993, 1994, 1995 et 1996, lorsque des membres du Groupe islamique armé (GIA) se sont affrontés pour le contrôle de l’argent provenant du racket. De même, en 1999, année de promulgation de la Loi pourla Concorde civile et de la Charte pour la réconciliation nationale, des terroristes de l’Armée islamique du salut (AIS) se préparant à déposer les armes et à quitter les maquis de la wilaya de Jijel avec une bonne somme d’argent, s’affrontèrent violemment suite à des désaccords au sujet de la répartition des fonds en leur possesion.

Ainsi, derrière un discours idéologico-religieux de façade, la vraie motivation des chefs des groupes terroristes islamistes algériens reste clairement l’accaparement de richesses et le renforcement de leur pouvoir personnel. Ce sont donc bien d’abord à des criminels auxquels l’Algérie a été et reste confrontée.

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