
Depuis quatre ans, le terrorisme salafiste s'affirme comme la menace principale contre la sécurité internationale. C'est un terrorisme planétaire, mené par une nébuleuse de groupes armés, ultraviolents, agissant de manière non coordonnée. En ce début d'année 2006, Eric Denécé fait un point sur L'avenir de la lutte contre le terrorisme.
En attendant les chiffres 2005 d'ici quelques semaines, rappelons qu'un rapport du National Counter Terrorism Center (NCTC) américain mettait en lumière qu'en 2004, le nombre d'attentats terroristes dans le monde avait plus que triplé par rapport à l'année précédente. Le NCTC recensé 651 attentats en 2004, contre 208 répertoriés en 2003. Le nombre des victimes a également augmenté de manière significative, passant de 625 à 1907. Plus de la moitié des attentats en 2004 ont eu lieu en Asie du Sud, région où 327 attaques ont été responsables de 502 morts. Mais c'est le Moyen-Orient qui compte le plus grand nombre de victimes, avec 726 morts dans 270 attentats. Les attentats les plus sanglants ont toutefois eu lieu en Europe et en Russie, où 636 personnes ont été tuées dans 24 attentats, notamment lors des attaques de Madrid - en mars - et contre l'école de Beslan, en septembre 2004.
Pourtant, malgré les nombreuses menaces, les terroristes n'ont pu réaliser qu'une infime partie de leurs projets. La lutte déclenchée par les Etats-Unis et leurs alliés a porté ses fruits. Elle ne cesse de s'amplifier et de bénéficier de nouveaux moyens. Ces succès ne sont cependant pas parvenus à éradiquer la mouvance djihadiste et laisse entrevoir une lutte de très longue haleine.
Formation : Demi-journée « Open Sources Intelligence »
Le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), en collaboration avec la société Lexis-Nexis France, organise courant janvier 2005, une matinée de démonstration des nouvelles possibilités offertes par les sources ouvertes (bases de données électroniques spécialisées) en matière de renseignement.
Sans vouloir se substituer au renseignement de terrain qu'elles ne remplaceront jamais, les bases de données (BDD) électroniques spécialisées, ne cessent de s'enrichir, de s'affiner, et de se diversifier (lutte contre le blanchiment, contre la criminalité et la fraude, contre le terrorisme mais aussi Background Checks, impayés, etc.).
Elles offrent chaque jour de nouvelles possibilités aux professionnels du renseignement et de la police, dans les domaines des sources "ouvertes" et des sources "réservées". Sans qu'il soit question du tout technologique, il n'est pas possible de rester à l'écart de ces évolutions et des possibilités qu'elles offrent.
La fonction principale des ressources électroniques est d'optimiser le temps et les moyens dévolus aux investigations de terrain, par des recherches préalables qui permettent aux opérationnels de se concentrer sur ce qui ne peut pas être obtenu par d'autres moyens.
Au cours de cette réunion seront présentés les produits Lexis Nexis - Due Diligence (KYC) et News & Business (GNB). La démonstration se fondera sur des études de cas relatifs à la lutte antiterroriste, à l'investigation judiciaire et à la sécurité aéroportuaire. Plusieurs exemples illustreront l'apport des sources ouvertes à la démarche de renseignement.
Suzanne-Estelle MBolé Efoua-Barbieri, Claude Revel et Eric Denécé, La pénétration économique américaine en Afrique francophone, RR4, décembre 2005.
Franck Daninos (chargé de recherche au CF2R), La double défaite du renseignement américain (préface de Jean-Pierre Pochon, ancien directeur du renseignement de la DGSE), Ellipses (1 er trimestre 2006) .
Alain Charret (rédacteur en chef de Renseignor), Ecoutes radioélectriques : l'histoire d'une passion, collection Culture du renseignement, L'Harmattan (1 er trimestre 2006).